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L'histoire des luttes indigènes et sociales au Mexique

Pour comprendre comment le zapatisme est né, il faut remonter aux origines de l'exploitation des peuples autochtones du Mexique. La révolte des indigènes et leur lutte pour l'autonomie découlent en effet d'événements bien plus anciens, qui ont marqué l'histoire du pays et qui portent le sceau du capitalisme.

 

Avant la colonisation : les Olmèques, Mayas, Zapotèques, Mixtèques, Teotihuacán, Toltèques, Aztèques, Mexicas et bien d'autres peuples dits « amérindiens » habitent le territoire du Mexique. La grande diversité des peuples indigènes (1) actuels témoigne de la richesse de ces cultures.

1521 : au nom de la couronne d'Espagne, Hernán Cortès prend le contrôle du sud du pays. La conquête des terres s'accompagne d'un système de domination et d'exploitation des autochtones, par ailleurs converti·es de gré ou de force au christianisme.

Durant la colonisation, le vice-royaume de « Nouvelle Espagne » s'étend de l'actuel sud-ouest des États-Unis au nord du Chiapas (à l'époque, le Chiapas appartient au Guatemala).

XIXe siècle : l'Espagne perd ses colonies américaines.

1810 : l'Espagne est gouvernée par Joseph Bonaparte.
Au Mexique, débute la guerre pour l'indépendance. Elle fera entre 250.000 et 500.000 mort·es selon les estimations.

1821 : le traité de Cordoba acte l'indépendance du Mexique. La situation reste fragile : 50 gouvernements se succèdent en près de trente ans.

1823 : les grands propriétaires terriens du Chiapas font pression pour que la région se rattache au Mexique. Ils installent des exploitations d'élevage extensif et asservissent la population indigène.

1824 : la République fédérale est proclamée. Elle comprend 25 États (aujourd'hui 31 et le District Fédéral de Mexico).

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1854-1876 : après une première révolution contre le pouvoir en place, la « Reforma » est imposée.
Les principales décisions sont : la séparation de l’Église et de l’État, la liberté des cultes, la naissance d'un État laïc, la fin des privilèges ecclésiastiques et la confiscation des biens du clergé. Mais les communautés indigènes perdent toute existence légale.

1876 : Porfirio Díaz devient président. Véritable autocrate, il reste en place jusqu'en 1910. Cette période, appelée « porfiriat », se caractérise par une administration hyper-centralisée, l'industrialisation et l'urbanisation du pays, la surexploitation de la classe paysanne et ouvrière, la concentration des richesses et du pouvoir dans les mains des « élites », et l'ouverture du pays à l'impérialisme commercial.

De nombreux mouvements de révoltes indigènes, ouvriers et anarchistes éclatent.

Au Chiapas, les indigènes sont déplacé.es par milliers pour travailler de force dans les grandes exploitations de café, de caoutchouc, de gomme et de bois, appartenant souvent à des investisseurs étrangers.
Les conditions de travail extrêmement pénibles, le salaire quasi inexistant, l'hygiène déplorable, le droit de cuissage... Autant d'humiliations qui inciteront les indigènes à se révolter.

1900 : Ricardo Flores Magón devient un des leaders de l'opposition, mais la répression le force à l'exil aux États-Unis. Là-bas, il se lie avec les anarchistes et les syndicalistes révolutionnaires.

1905 : Ricardo Flores Magón devient président du PLM (Parti Libéral Mexicain) qui entend renverser le pouvoir en place. Mais les gouvernements mexicain et étasunien parviennent à l'en empêcher.

Dix ans de révolution – la naissance du zapatisme

1910 : début de la « Revolución mexicana ».

Différentes classes sociales y participent : les prolétaires contre l'exploitation dans les villes ; les paysan.nes contre les propriétaires des grandes « haciendas » (2) ; la petite bourgeoisie contre la dictature.

En 1910, Porfirio Díaz consent à organiser des élections. Une vaste fraude lui permet d'être réélu.

Des figures d'opposants apparaissent : Pancho Villa, Pascual Orozco et Emiliano Zapata, par exemple. Ils ne constituent pas un front uni mais la réforme agraire est au cœur de leurs revendications.

1911 : le PLM lance une insurrection dans huit États et publie un manifeste dans lequel il réclame « l'émancipation politique, économique et sociale ». Il revendique un communisme libertaire (3) contre l’État, l’Église et le Capital.

Porfirio Díaz démissionne et quitte le pays. Francisco I. Madero lui succède.

La même année, Emiliano Zapata publie le Plan de Ayala, un programme agraire révolutionnaire affirmant que « la terre est à ceux qui la travaillent ». Il faut donc exproprier les grands propriétaires terriens et redistribuer les terres aux paysan·nes. Le slogan zapatiste « Réforme, Liberté, Justice et Loi » apparaît.

Huerta Marquez prend le pouvoir et met en place une dictature proche de celle de Porfirio Días.

1913 : la guérilla se poursuit, notamment aux côtés d'Emiliano Zapata. Publication du Manifeste zapatiste pour une réforme agraire.

1914 : Malgré leurs points de convergence, les différents mouvements insurrectionnels ne parviennent pas à s'unir.
Les troupes de Pancho Villa et d'Emiliano Zapata entrent toutefois ensemble dans Mexico, en décembre 1914 (lire aussi la rubrique (Ré)créations).

1915 : Venustiano Carranza, issu de l'insurrection, accède au pouvoir avec l'armée constitutionnaliste.

1917 : une nouvelle Constitution est promulguée.
Les principes sont : la réforme agraire, la laïcité, l'anticléricalisme, le nationalisme, la non-réélection du président, la protection sociale (journée de 8 heures, droit syndical, droit de grève, salaire minimum, limitation du travail des enfants, conventions collectives)…

Mais en avril de la même année, les zapatistes contestent cette nouvelle Constitution. Pour eux, la lutte principale doit rester celle contre les grands propriétaires terriens. Ils dénoncent la compromission du pouvoir.

1918 : Carranza réprime ses opposant·es.

1919 : il fait assassiner Emiliano Zapata.
Il sera lui-même assassiné par son ministre de la guerre, Alvaro Obregón, qui devient président.

Dans la forêt de Lacandone

1926 : un grand nombre de Catholiques prennent les armes contre le gouvernement pour défendre leur Église attaquée par la nouvelle Constitution. C'est la guerre dite des « Cristeros » (partisan·nes du Christ).
Obregón est assassiné par un jeune fanatique catholique.
L’État est obligé de céder et de rendre ses lieux de culte aux croyant·es. Il procède toutefois à de violentes représailles et de nombreux·ses Cristeros sont exécutés·es.

1929 : Plutarco Elias Calles, le président, fonde le parti unique : le PNR (Parti National Révolutionnaire) qui reste au pouvoir pendant plus de soixante-dix ans.

1935-1938 : le président Lazaro Cárdenas intensifie la réforme agraire et nationalise les chemins de fer et la production de pétrole.

1939 : le gouvernement mexicain offre l'asile aux opposant·es de Franco en Espagne, puis entre en guerre aux côtés des Alliés.

Années 1950 : essor économique lié à l'industrialisation du pays.

Des paysan·nes, de zones où la pression sur les terres est forte, sont envoyé·es au Chiapas et incité·es à coloniser la forêt de Lacandone. De nombreux indigènes fuient les grandes propriétés et les rejoignent pour échapper à leur sort d'exploité·es.

Pour amoindrir leur pouvoir et les contrôler, l’État réunit les syndicats dans un Bloc d'unité ouvrière.

Années 1960 : malgré la poursuite de la réforme agraire et son inscription dans la Constitution, 47 % des exploitations agricoles du pays sont toujours aux mains des grands propriétaires terriens.

Une quarantaine d'organisations armées apparaissent dans le pays, influencées par l'ouvrage « La guerre de guérilla » de Che Guevara.

La guerre sale

1968 : les Jeux Olympiques se déroulent à Mexico.
Le mouvement étudiant est très actif, mais aussi durement réprimé. Dix jours avant l'ouverture des JO,  plusieurs centaines de manifestant·es sont exécuté·es dans le centre de la capitale.

1969 : au Chiapas, création des Forces de Libération Nationale (FLN), qui installent un « foco » (foyer) guérillero dans la forêt Lacandone.

1970-1976 : c'est la présidence de Luis Echeverria.
L'inflation est forte et la situation économique compliquée.
Une partie des étudiant·es se radicalisent. Ils prennent les armes pour renverser le pouvoir. Le gouvernement réagit avec l'opération Condor : officiellement, celle-ci vise à lutter contre les narco-trafiquants mais en réalité, elle s'attaque à tou·tes les opposant·es. Cette période est appelée « Guerra Sucia » (la guerre sale).
Les disparitions, les arrestations, les tortures se multiplient. La presse est censurée.

1972 : la situation dans la forêt de Lacandone se tend, lorsque l’État décide d'accorder des milliers d'hectares de terres supplémentaires aux grands propriétaires. Quatre mille familles indigènes sont contraintes de fuir.
A partir de 1974 au Chiapas, des groupes de paysan·nes, indigènes et métisses créent des mouvements politiques et d'organisation autour des questions des terres, mais aussi de l'éducation, de la santé et du commerce.

Années 1980 : le pays se place au 4e rang mondial des pays exportateurs de pétrole. Mais le Mexique connaît tout de même une crise économique de grande ampleur.
Les politiques de rigueur se succèdent.
L'immigration vers les États-Unis s'accentue.

1982 : au Chiapas, des organisations paysannes occupent des terres, organisent des manifestations et des rencontres avec la société civile. La répression est sanglante : des centaines d'assassinats, d'emprisonnements, d'enlèvements, de disparitions et d'expulsions...

La renaissance des zapatistes

17 novembre 1983 : au Chiapas, l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) est créée.

1er janvier 1994 : l'Accord de Libre Echange de l'Amérique du Nord (ALENA) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique entre en vigueur.

Le même jour, l'Armée Zapatiste de Libération Nationale se soulève et occupe plusieurs villes du Chiapas.
Par la Première Déclaration de la Forêt de Lacandone, elle déclare la guerre au gouvernement fédéral et à son armée (lire aussi en encadré).

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Ernesto Zedillo est élu président et poursuit la politique néolibérale de ses prédécesseurs. Liée aux accords de l'ALENA, une forte crise financière se produit.

12 janvier 1994 : grande manifestation pour la paix à Mexico. Le gouvernement annonce un cessez-le-feu et sa volonté de négocier avec les zapatistes.
Ce sont les « Dialogues de la Cathédrale », qui ont lieu dans la cathédrale de San Cristóbal Las Casas, en présence d'un médiateur, l'évêque Samuel Ruiz.

Juin 1994 : les zapatistes rejettent les propositions du gouvernement.

Août 1994 : Première convention démocratique dans le premier « Aguascalientes » zapatiste, un lieu de rencontres avec la société civile ; 6.000 personnes y participent.

Décembre 1994 : l'EZLN occupe pacifiquement 38 villes déclarées municipalités autonomes et rebelles.

1995 : Zedillo ordnonne une attaque contre les communautés zapatistes pour arrêter ses dirigeant·es.

L'EZLN lance une consultation nationale et internationale à laquelle plus d'un million de personnes répondent.
Suite aux résultats, l'EZLN annonce la création du Front Zapatiste de Libération Nationale (FZLN), force politique indépendante et pacifique (elle sera officialisée en 1997).

Janvier 1996 : les représentant·es des peuples indigènes réuni·es en forum créent le Congrès National Indigène (CNI).

 

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16 février 1996 : le gouvernement et l'EZLN signent les accords de San Andrés sur les droits et cultures indigènes.
Ces accords ne seront jamais respectés par les gouvernements successifs et l'EZLN n'aura de cesse de les remettre sur les différentes tables de négociations.

Été 1996 : première rencontre intercontinentale pour l'Humanité et contre le Néolibéralisme (Ces rencontres se poursuivent encore aujourd'hui partout dans le monde et sont connues sous le nom de rencontres intergalactiques. En France, elles ont lieu par exemple sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes).

1999 : 5.000 délégué.es zapatistes se rendent dans les 32 États du pays pour une consultation nationale. L'objectif : la reconnaissance des peuples indigènes et la fin de la « guerre d'extermination ». Plus de 2,8 millions de personnes y participent.

2000 : Vicente Fox Quesada, membre du PAN (parti conservateur) est élu président et assure résoudre le « problème chiapanèque » en quinze minutes.

Avec la société civile

2001 : en février, les zapatistes organisent la Marche de la Couleur de la Terre pour demander l'application des accords de San Andrés. Vingt-trois sous-commandant·es (4) dont Marcos quittent le Chiapas pour se rendre à Mexico. Un mois plus tard, 100.000 personnes les acclament dans le centre de la capitale. Les sous-commandant·es exigent toujours le respect des accords de San Andrés.

2003 : création des « caracoles » et des conseils de bon gouvernement pour renforcer la mise en œuvre de l'autonomie (lire aussi la rubrique (Ré)acteurs).

2005 : Sixième déclaration de la Forêt de Lacandone (lire aussi l'encadré).

2006 : Les zapatistes lancent l'Autre Campagne : une tournée des sous-commandant·es à travers le pays. Le but : convaincre les mexicain·es que la voie électorale ne les mène à rien, et que seule la lutte « en bas à gauche » permettra de construire un monde anti-capitaliste et améliorera leur existence.

Sub Marcos

Felipe Calderon Hinojosa, élu président, intensifie la répression sous couvert de la lutte contre le narco-trafic. Cinquante mort·es par jour sont dénombré·es. Le pays devient aussi l'un des plus dangereux au monde pour les journalistes.

2008 : le ministère de l'Intérieur met fin à la Coordination pour le Dialogue au Chiapas, née en 1994.

2009 : le CNI signe le Manifeste d'Ostula, qui affirme le droit à l'autodéfense comme seul moyen de protéger les ressources et droits indigènes.

2010 : naissance de la Brigade européenne de solidarité avec les zapatistes au Chiapas.

2011 : lancement du Mouvement pour la Paix avec Justice et Dignité par le poète mexicain Javier Sicilia. Les zapatistes s'y associent. L'objectif est la démilitarisation du pays, la lutte contre la corruption des fonctionnaires, la restructuration des institutions et une nouvelle politique sociale.

2012 : Enrique Peña Nieto devient président et continue de réprimer violemment tous les mouvements sociaux.

Une tournée internationale

2013 : l'EZLN publie « Eux et Nous », une analyse du système capitaliste et de la construction de l'autonomie zapatiste.

2018 : Élection d'Andrés Manuel Lopez Obrador, accusé par les zapatistes de renier ses engagements envers les indigènes. Dans plusieurs zones autonomes, la militarisation s'est encore accentuée.
Les zapatistes décrètent onze nouvelles régions et municipalités autonomes.

2020 : « Déclaration pour la vie ». Les zapatistes annoncent leur venue en Europe à l'été 2021 (lire aussi la rubrique (Ré)acteurs), dans le but de réactiver leurs réseaux internationaux et d'aller à la rencontre de tou·tes ceux·les qui luttent contre le capitalisme.
Une tournée à travers l'Asie et l'Afrique est également en préparation.


(1) Indigène : ce terme signifie « originaire du pays où il vit » ou « qui était implanté avant la colonisation » (dictionnaire Larousse). Il est couramment utilisé par les peuples autochtones mexicains.
(2) Hacienda : exploitation agricole d'Amérique latine de grande taille.
(3) Communisme libertaire : mouvement politique basé sur l'abolition de la propriété privée, et sur la mise en commun des moyens de production et des produits obtenus. Mais contrairement au communisme autoritaire, le communisme libertaire est hostile à toute forme d’État et d’autorité, et s’oppose donc dans les moyens et dans la forme à « l’autoritarisme » marxiste. Le but est de créer une société égalitaire, mutualiste et fraternelle par la libre association des individu·es et une fédération au niveau local, régional, national et international. L’État serait remplacé par l'association des fédérations.
(4) Sous-commandant·es : selon les principes zapatistes, le commandant est le peuple. Il ne peut donc y avoir que des sous-commandant·es. Le plus célèbre est le sous-commandant Marcos, écrivain, philosophe et militaire, porte-voix du mouvement. Il avait été choisi avec le sous-commandant Pedro mais celui-ci a été tué lors du soulèvement de 1994. Toujours cagoulé, Marcos n'a jamais révélé son identité. Ces dernières années, il s'est effacé pour laisser la place au sous-commandant Moisés.

Sources :
- « Mexique, Chiapas et Zapatistes » – n° 9, automne 2013 – Supplément à « Expressions solidaires » édité par l'Union syndicale Solidaires et le CEFI.
- Wikimonde, article sur l'Armée Zapatiste de Libération Nationale : http://wikimonde.com/article/EZLN
- site officiel de l'EZLN : http://enlacezapatista.ezln.org.mx et le site en français : http://cspcl.ouvaton.org

 

A lire aussi

  • Depuis 1994, les zapatistes ont publié six déclarations dites « de la forêt de Lacandone ». Elles regroupent les orientations politiques du mouvement.
  • 1er janvier 1994 : la première déclaration est en fait une déclaration de guerre au gouvernement fédéral mexicain et à son armée, « principal pilier de la dictature que nous subissons ». Les zapatistes y détaillent aussi leurs revendications qui concernent le travail, la terre, le logement, l'alimentation, la santé, l'éducation, l'indépendance, la liberté, la démocratie, la justice et la paix (auxquelles seront ajoutées plus tard l'information et la culture).
  • Juin 1994 : la deuxième déclaration annonce la création d'une Convention Nationale Démocratique (CND) pour une nouvelle Constitution. Mais après l'élection du président Ernesto Zedillo (qui a promulgué une nouvelle Constitution), la CND s'est démobilisée.
  • Janvier 1995 : la troisième déclaration affirme la nécessité « d'un mouvement pour la libération nationale et pour la reconnaissance des peuples indigènes et leur droit à l'autonomie ». Elle annonce aussi l'organisation d'une consultation nationale à laquelle plus d'un million de personnes participent.
    Rappelons qu'en 1995 et 1996, le gouvernement et l'EZLN entament des négociations qui aboutiront aux accords de San Andrés.
  • Janvier 1996 : « Gouverner en obéissant » : c'est l'un des piliers fondamental de la pensée politique zapatiste qui est affirmé dans la quatrième déclaration.
    Il s'agit : d'obéir et ne pas commander ; représenter et non supplanter ; partir d'en bas et non d'en haut ; servir et non se servir ; convaincre et non vaincre ; proposer et non imposer ; construire et non détruire.
    Est également annoncée la création d'une nouvelle force politique : le Front Zapatiste de Libération Nationale (FZLN).
  • Juillet 1998 : la cinquième déclaration annonce l'organisation d'une nouvelle consultation nationale sur l'initiative de loi indigène.
  • Juin 2005 : la sixième déclaration présente une analyse politique du capitalisme dans le monde. Il·les affirment leur volonté d'établir des relations au-delà de leur pays, avec tou·tes ceux·les qui luttent contre le capitalisme.
    C'est dans cet esprit que la déclaration a été réactivée pour les rencontres qui devraient avoir lieu cet été en Europe.

    Toutes les déclarations sont consultables en français sur le site http://cspcl.ouvaton.org et en langue castillane sur http://enlacezapatista.ezln.org.mx