« Je vais vous parler de Jawed »

C. vit à Bourges. Son chemin a croisé celui des migrants il y a plus d'un an, après le démantèlement de la jungle de Calais, puis l'ouverture du Prahda (*). Elle tente de venir en aide à ceux qui la sollicitent. Comme Jawed, jeune Afghan qui s'est résigné à retourner dans son pays au risque d'y mourir, parce que l'Europe n'a pas voulu le laisser vivre ici.
Pour qu'il ne disparaisse pas tout à fait, C. écrit. Chaque jour, un bout de son histoire, de leur histoire. Elle nous la confie ici.

Loi immigration : un long chemin avant l'accord

La loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie » a été définitivement adoptée le mercredi 1er août. Le gouvernement avait souhaité une procédure accélérée ; il aura finalement fallu deux lectures dans chaque chambre. La commission mixte paritaire (sept députés et sept sénateurs) n'avait pas trouvé d'accord. Pourquoi le texte a-t-il suscité autant de débats ? Que changera-t-il vraiment au sort des demandeurs d'asile ? (dernière mise à jour de cet article le dimanche 5 août 2018)

L'écriture comme trait d'union

Texte : Fanny Lancelin
Photos : Ludovic Bourgeois

« Il est vain de s'asseoir pour écrire quand on ne s'est jamais levé pour vivre. » Henri-David Thoreau

« Ecrire, c'est hurler sans bruit. » Marguerite Duras

Ces mots ne sont pas seulement gravés à l'encre violette dans un petit cahier de citations, que je tiens depuis vingt-cinq ans. Ils sont gravés dans mon esprit. Et pourtant, ce n'est qu'aujourd'hui, à la lecture de ces textes écrits par des hommes qui ont tant souffert et qui souffrent toujours tant, que j'en saisis vraiment le sens : « Ecrire, c'est hurler sans bruit. »

Sous-catégories

That's All