Etre vert... pour quoi faire ?

« A quoi bon avoir une maison si on n'a pas de planète acceptable où l'y établir ? » Henry David Thoreau.

« Qui le fera si ce n'est pas nous ? » Françoise Pouzet, membre du bureau départemental d'EELV, présidente de Sortir du nucléaire Berry - Giennois – Puisaye.

C'est vrai, les médias traditionnels dominants se foutent de l'écologie politique. Pourtant, lorsque Françoise Pouzet m'avait assuré durant sa campagne que les militants écologistes comme affiche législativeselle étaient des « invisibles », j'étais restée sceptique. A la télévision, à la radio, dans les journaux, sur Internet, n'évoquait-on pas de plus en plus souvent, le réchauffement climatique, la pollution, la disparition accélérée des espèces… ? Certes, on « l'évoque ». Mais alors qu'un accident me cloue au lit pendant trois semaines, avec pour seules fenêtres sur le monde la radio et Internet, je finis par tomber d'accord avec Françoise Pouzet, candidate aux élections législatives dans la première circonscription du Cher. Mon allitement débute au second tour, et ce que j'entends et lis par la suite m'atterre de jour en jour.
Tout juste relève-t-on que le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, était un écologiste de la première heure avant de rallier La République En marche. L'absence totale de députés Europe Ecologie - Les Verts (EELV) dans l'hémicycle n'émeut pas un éditorialiste. Quelques-uns s'insurgent vaguement des liens du nouveau Premier ministre, Edouard Philippe, avec l'industrie nucléaire, mais passent rapidement à autre chose. Il n'y a de place que pour Nicolas Hulot, notre deuxième sauveur paraît-il. Après l'Emmanuel... Macron, bien sûr.

Alors, quoi ? Réjouissons-nous ? Serait-ce le signe que l'écologie politique n'est plus l'affaire d'un seul parti mais de tous ? La transversalité tant espérée d'un certain nombre de militants, justement ? Hum… Il faut des garde-fous, des têtus, des qui-ne-sont-pas-des-girouettes… La carte d'EELV ne le garantit pas. Penser que les lois règleront tout, non plus. Mais que deviennent les militants qui ont foi dans les institutions ? Dans quels cercles peuvent-ils se réunir, débattre, agir ? Quels médias relaieront leur parole auprès du plus grand nombre, et pas seulement des convaincus ? Le système associatif sera-t-il plus puissant que le politique ?
Françoise Pouzet y croit : « Il faut sortir de la démocratie représentative pour aller vers la démocratie participative. » Son échec aux dernières élections législatives sous l'étiquette EELV ne l'a pas surprise et n'a pas ébranlé ses convictions. La centrale de production d'énergie nucléaire de Belleville-sur-Loire est toujours là. Son combat continue donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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portrait françoiseL'écologie au coeur des préoccupations

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Mardi 23 mai, 14 heures, à Bannay. Sur sa terrasse, Françoise Pouzet sert le thé, embrasse d'un regard son jardin, son potager, ses poules noires, revient à moi et me sourit. En pleine campagne pour les élections législatives, elle se prête au jeu de l'interview avec, semble-t-il, un mélange de retenue et de plaisir. Elle sait qu'elle ne gagnera pas. Pas ici. Pas maintenant. Mais qu'importe : l'essentiel est ailleurs. « Notre parti a peut-être perdu, mais l'écologie a gagné quand même parce qu'elle est sur le devant de la scène. Ce qui compte, c'est que l'écologie soit au coeur des préoccupations. »
Ainsi, dans les réunions publiques et sur les marchés, le message principal n'était pas « Votez pour moi » mais « Ouvrez les yeux ». Sur le nucléaire notamment, son cheval de bataille. Mais aussi l'alimentation, la santé, les services publics… « J'essaie de dire aux gens : allez-y, reprenez possession de votre vie. C'est à vous ! »
Elle-même a fait ce chemin, guidée par une volonté d'autonomie. Elle se sentait différente. De son milieu familial, de ses copines de classe, des femmes actives de son temps... Pas meilleure. Différente.

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Pas de déclic, une lente prise de conscience

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« Je suis née en 1954 et j'ai grandi dans le Beaujolais, explique-t-elle, pas dans un milieu particulièrement écologiste ni militant. Mes parents étaient de droite, conservateurs, un peu vieille France. » Si elle ne partage pas les idées politiques de son père, elle reconnaît qu'il lui a inculqué le « Débrouille toi toi-même ! ». « Certes, pour lui, l'autonomie passait forcément par le travail. Mais c'était aussi synonyme de liberté. »
De Mai 68, elle se souvient surtout de sa famille croyant à la fin du monde. « Dans le secondaire, j'étais dans une institution religieuse. Même si on faisait le mur de temps en temps, Mai 68 nous a survolé ! » En 1972, baccalauréat en poche, elle décide d'entrer à l'université pour étudier la biologie et l'écologie. « Mais il fallait suivre un Deug en trois ans et je n'ai pas réussi. J'aurais pu entrer dans une école privée mais mon père n'a pas voulu, alors qu'il en avait tout à fait les moyens. Alors, j'ai choisi de faire un métier utile. » Elle devient infirmière.

Quel a été le véritable déclic écologique ? « Plutôt une lente prise de conscience. Avec la candidature de René Dumont (*) à l'élection présidentielle, j'étais déjà convaincue. Mon mémoire d'infirmière portait sur Ivan Illich, « La némésis médicale ». Un thème pas très bien reçu... » sourit-elle doucement. A l'époque, il y avait aussi le combat contre l'extension du camp militaire du Larzac. « Et puis, le journal La Gueule ouverte. Et à la radio, L'oreille en coin, le dimanche : une grande ouverture sur le monde pour moi. »

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En France, un drôle de rapport au travail

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1982 : arrivée dans le Cher. Très vite, elle sent le besoin de travailler en libéral. « J'ai pris le bottin, j'ai appelé une infirmière. A l'époque, beaucoup travaillaient encore toutes seules, c'était très fatiguant. On s'est partagé le travail : elle faisait le matin, je faisais l'après-midi. » Première mère célibataire de sa famille, elle assure que son statut d'infirmière l'a aidé à « être jugée moins durement ici ».
Travailler à mi-temps n'était également pas très bien vu : « Les gens me demandait : mais le reste du temps, vous faites quoi ? On a vraiment un drôle de rapport au travail en France ! Si on n'a pas une acivité rémunérée, c'est comme si on ne faisait rien ! Mais quand les enfants sont petits, pouvoir accompagner leur développement, c'est tellement merveilleux ! Pourquoi se priver de ce bonheur ? » Même après leur départ, elle a conservé ce rythme de vie, « parce que ça me suffisait ». « En tant qu'infirmière, j'ai dû faire 200 kilomètres les jours très chargés. Le reste du temps, j'avais envie de prendre mon temps. Pour y arriver, il faut vivre simplement. »

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Manif nucléaire

«Le nucléaire est tout sauf propre»

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1986 : Tchernobyl. « C'est l'année où j'ai acheté la maison où nous sommes aujourd'hui. J'étais avec des amis parisiens, la nouvelle est tombée à la radio. Notre réaction a été : enfin, on va arrêter le nucléaire ! C'était évident, c'était trop grave ! » Jusque là, Françoise Pouzet avait vécu l'écologie « à travers une autre alimentation, notamment en mangeant moins de viande » et son engagement anti-nucléaire s'était limité à deux manifestations à Malville (**).
Belleville-sur-Loire ?  « J'ai découvert le chantier par hasard. Je l'ai vu par la fenêtre du train un jour où j'allais à Paris. Mais à l'époque, j'ai fait du déni... » A partir de 1986, elle rejoint l'association de Daniel Messelot, « les anti-nucléaires du coin ». « Mais ils n'étaient pas mordants. Ils avaient juste un rôle d'observation et de vigilance par rapport à la centrale. » Pourtant, dès le lancement de l'activité, des problèmes de porosité des enceintes sont révélés. « Alors, avec Lucien Petit, on a décidé de créer une autre association : Stop Belleville – Stop Dampierre. Notre but était d'être réellement actifs pour arrêter le nucléaire. »

Elle se souvient des discours des directeurs des centrales : « Ils disaient : pourquoi travaillerait-on mal ? On vit ici avec nos familles, on n'a pas envie que ça pète ! On fait tout pour que ça soit sécurisé. Je l'ai cru, à une époque. Mais non, ce n'est pas vrai. Dans les années Sarkozy, il leur a fallu travailler toujours plus vite, toujours moins cher parce que cette électricité doit rester la moins chère. Alors, on embauche des sous-traitants. » On n'a plus tout le contrôle, on multiplie les risques.
« Il n'y a pas de problème ? Si : les déchets nucléaires, c'est un super problème. L'extraction d'uranium, c'est un super problème. On dit que le nucléaire est propre, mais c'est tout sauf propre. Et le risque d'accident a encore augmenté depuis l'utilisation du combustible Mox, qui allie uranium et plutonium, et qui est plus toxique. »

Pour comprendre précisément comment fonctionnent l'énergie et l'industrie nucléaires, elle a passé de nombreuses heures à s'informer, lire des rapports, suivre des conférences… D'abord aux côtés de Lucien Petit, longtemps porte-drapeau local de ce combat, puis désormais comme présidente de l'association devenue Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye.
Organisées régulièrement, les manifestations rassemblent peu. Sent-elle tout de même la population intéressée ? « Depuis Fukushima, oui. Mais EDF est toute puissante. L'entreprise a une communication excellente, une publicité efficace, notamment sur le fait que le nucléaire est irremplaçable et qu'arrêter les centrales provoquerait trop de chômage. » Pourtant, on sait aujourd'hui que leur démantèlement et le développement des énergies renouvelables seraient beaucoup plus porteurs. Outre les emplois, « on achète la population avec de belles infrastructures : les beaux trottoirs de Belleville, la belle piscine de Belleville... »

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Françoise tracteEELV dans le Cher : un manque de moyens

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Vendredi 26 mai, 11 heures, sur le marché de Vailly-sur-Sauldre. La candidate EELV tracte. Son sourire et son discours sont reçus diversement : tantôt avec respect, souvent avec indifférence, parfois avec violence. « Partout où je suis allée, j'ai ressenti une vraie décomplexion du discours frontiste, raciste. C'est très violent. J'ai même été insultée. » Une première pour celle qui s'est déjà présentée aux élections municipales, départementales, régionales et législatives comme suppléante en 2012, et qui est donc rompue à l'exercice. On ne peut pas l'accuser d'être insistante : elle tend juste la main, écoute, amorce le débat y compris avec les plus virulents. L'arrêt du nucléaire n'est pas le seul thème qu'elle aborde : la transition énergétique avec l'amélioration de l'habitat et des transports, le zéro déchet, la préservation du patrimoine paysager, l'Europe…
Dans les allées, elle croise d'autres candidats : ce matin-là, Wladimir d'Ormesson (Les Républicains) et Céline Bézoui (Parti socialiste), avec qui les échanges sont cordiaux.


Il fait chaud, beaucoup plus que la normale. Petite pause autour d'un verre de jus de fruits. Comment Françoise Pouzet est-elle entrée en politique ? « J'ai pris ma carte chez EELV dès le début du parti (lire rubrique (Re)découvrir). » Mais les conditions de sa candidature aux élections législatives semblent l'avoir déçue. « On m'a poussé un peu : c'est ton tour ! On est derrière toi ! En fait, il n'y a personne... »
Dans le Cher, l'appareil EELV est quasi inexistant. Françoise Pouzet fait partie du bureau depuis un an, mais elle déplore le manque de cohésion, de dynamisme, de moyens financiers, d'effectifs… « Une campagne, ça se prépare, ne cesse-t-elle de répéter. Il faudrait un vrai staff, mais ça, ce n'est pas EELV 18 ! » Pour l'affichage et les tracts, elle a pu compter sur « les vieux de la vieille », les militants historiques, les amis. Pour les conseils, EELV national et le soutien d'EELV régional, ainsi qu'une liste de discussion interne aux candidats.
Finalement, une situation fidèle aux Verts, non ? « Les disputes sont normales : tout le monde ne s'engage pas en politique pour les mêmes raisons. Il y a aussi des incompatibilités de personnes, c'est inhérent au groupe. Le fondement du parti, c'est la liberté de s'exprimer et c'est un parti jeune. Evidemment, tout ça dessert un peu l'écologie politique… »

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Une stratégie remise en cause

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La défense est timide. Car l'important pour Françoise Pouzet, ce sont les idées, pas les couleurs politiques. Déjà, au moment des élections présidentielles, elle aurait aimé une autre stratégie. « Etre un, et pas trois, à porter l'écologie politique, ça aurait été formidable. Mais quand Benoît Hamon s'est mis à parler anti-nucléaire, à se dire contre les pesticides… il s'est fait lâcher par son parti. » Ne regrette-t-elle pas que Yannick Jadot, candidat EELV choisi par les militants, se soit retiré au profit du socialiste ? « Non, il a suivi Hamon jusqu'au bout, il a été extraordinaire. »
Et le soutien de Daniel Cohn-Bendit à Emmanuel Macron ? « Ah, là, j'avoue, j'ai été surprise. Et déçue. Mais je comprends ses arguments par rapport à Marine Le Pen. » Nicolas Hulot ? « C'est très habile de la part de Macron, d'avoir réussi à lui faire dire oui... »

Durant la campagne des législatives, elle aurait souhaité s'associer au candiat de La France Insoumise. Des discussions ont eu lieu. « Mais ça n'a vraiment pas été possible dans le Cher. » Jean-Luc Mélenchon, proche des écologistes, vraiment ? « Il n'a pas toujours été anti-nucléaire. Il a bonifié avec l'âge ! On dit qu'il a piqué son programme aux écolos... » Plus sérieusement, Françoise Pouzet envie au mouvement sa capacité à entraîner la jeunesse. « J'étais un peu plus perplexe au sujet de l'Europe. Pour moi, il ne faut pas casser les accords en cette période. Le danger est grand que tout le monde se replie sur soi. » Car elle croit en la force de l'Union européenne. Et des écologistes sur ce terrain de jeu politique. « On est moteur, on sait faire des dossiers solides. Les députés allemands, autrichens, italiens notamment sont très actifs. »

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Aucun député à l'Assemblée nationale

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Lundi 12 juin, 16 heures, Humbligny, par téléphone. Les résultats sont sans appel : Françoise Pouzet recueille 3,3 % des voix . « Un point de plus qu'au niveau national », souligne-t-elle presqu'avec légèreté. Le précédent score était de 6,80 % tout de même… Et sur l'ensemble de la France, un seul candidat EELV s'est maintenu au second tour. Il a finalement perdu et c'est ainsi qu'aucun député du parti ne siège à l'Assemblée nationale, alors qu'ils étaient 17 à y entrer en 2012. Le ministère de l'Intérieur note la présence d'un écologiste, mais pas EELV : Eric Alauzet, de la première circonscription du Doubs.
Dans la foulée, le départ du sénateur André Gattolin du groupe écologiste pour celui de La République en Marche entraîne la dissolution d'EELV au Sénat, puisque le groupe passe de dix à neuf membres. Dans un communiqué, les restants ont assuré que « l'urgence écologique est telle que l'écologie politique reviendra tôt ou tard en force dans les institutions ». L'optimisme, caractéristique indispensable pour tenir chez EELV ?

« Notre énergie militante est renouvelable et nous serons toujours présentes pour porter les valeurs bienveillantes de l'écologie, tant pour militer sur le terrain que pour reconstruire un groupe politique, indispensable pour faire vivre et prospérer nos idées, pour le bien de nous tous », ont déclaré, entre les deux tours, Françoise Pouzet, Marie-Thérèse Petit (candidate EELV de la seconde circonscription du Cher) et Catherine Menguy (candidate EELV de la troisième circonscription du Cher). Elles invitaient à ne pas voter pour les macronnistes mais plutôt pour ceux qui s'opposent « à la réforme du Code du travail, à l'entrée dans le droit commun des dispositions mises en œuvre dans le cadre de l’État d'urgence et aux projets énergivores et inutiles ». Des candidats qui auraient porté « des valeurs de gauche écologiste, solidaire et européenne, pour une justice sociale, la fin du nucléaire, le refus du CETA (***), un soutien fort à une agriculture paysanne et biologique, et une réelle prise en compte de notre environnement ». Elles semblent ne pas avoir été entendues…

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repairePas question de se démobiliser

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Mardi 4 juillet, 21h21, Boucard. Je reçois un communiqué de Sortir du nucléaire Berry- Giennois-Puisaye. Depuis la fin des échéances électorales, le fil des réactions ne se tarit pas. Il faut dire que le gouvernement débute fort. Ce jour là, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a dévoilé son Plan climat. Les médias traditionnels dominants applaudissent. J'entends les mots « avancées historiques ». Je ne sais pas si je dois rire ou soupirer : le nucléaire est le grand absent de ces déclarations.
Quelques jours plus tard, Hulot parle de la fermeture de 17 réacteurs d'ici à 2025. Réaliste ? « Oui, répond Françoise Pouzet. C'était déjà acté dans la loi de transition énergétique. Ce n'est pas une nouvelle ! » Paradoxalement, malgré les graves disfonctionnements du chantier, la construction de l'EPR de Flamanville se poursuit...

Sur le terrain, les écologistes restent mobilisés. Surtout les associatifs. Françoise Pouzet observe le mouvement du 1er juillet lancé par Benoît Hamon avec intérêt, en même temps qu'elle tente de reconstituer une équipe EELV localement. Pas simple : la dernière réunion, censée tirer le bilan des élections et tracer une nouvelle feuille de route, a été annulée faute de participants…
Elle prépare la création d'un comité local contre l'EPR de Flamanville ainsi qu'un grand événement dans le Cher : la Marche pour la paix du lundi 7 au dimanche 13 août. Etape finale : Belleville-sur-Loire. Pas démoralisée ? Toujours sur le pont ? « Bien sûr ! Il faut bien ! Qui le fera si ce n'est pas nous ? »


(*) René Dumont : avril 1974, première candidature d'un écologiste à l'élection présidentielle (lire aussi la rubrique (Re)découvrir).
(**) Malville : manifestations contre Superphénix, la centrale nucléaire surgénératrice de Creys-Malville, en Isère, marquées par la mort d'un militant (lire aussi la rubrique (Re)découvrir). Malville est aujourd'hui à l'arrêt et en cours de démantèlement.
(***) CETA : Comprehensive economic and trade agreement ou Accord économique et commercial global. Traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada signé en 2016. Très critiqué, notamment pour des questions de souveraineté des peuples et de respect des normes écologiques en vigueur en Europe.

 

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